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Profession : Assistante Maternelle

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Vous trouverez ici des idées, des résultats de recherches, des trucs et astuces pour aider dans la découverte du monde de la petite enfance.


L'enfant qui n'aime pas les nouveaux plats, les légumes : la néophobie alimentaire

Publié par mcsabine sur 18 Octobre 2009, 17:42pm

Catégories : #Le développement de l'enfant






Il m’a été demandé lors d’un commentaire d’approfondir le sujet de l’alimentation de l’enfant.

Aujourd’hui je voudrais aborder le thème de l’enfant qui n’aime pas les légumes, les nouveaux plats. Comment le faire aimer les légumes, goûter au moins ce que nous avons pris tant de temps à préparer pour eux et que même en regardant ont déjà décidé que ce n’était pas bon « beurk » ; certains n’hésitant pas à employer ce terme.

J’ai appris que quand l’enfant n’aime pas ci ne veut pas ça et que cela devient la chanson du moment au point que le parent ou l’assistante maternelle « redoute » ce moment, on appelle cela la néophobie alimentaire . Autrement dit la néophobie alimentaire c’est le refus chez l’enfant de tout aliment nouveau qu’il ne connait pas, qu’il n’a pas accepté. Chez l’enfant, cette période se situe chez l’enfant de 2 à 6, 7 ans environ.

Alors il semblerait que les enfants qui ont été allaités ont l’habitude d’avoir des goûts différents en fonction de ce que mange la mère. Mais cela ne change rien au fait de la néophobie alimentaire.  Je n’ai pas vu de preuve que cela les aide à mieux ou moins mangé que ceux qui ont été élevés au biberon. Dans mon cas concret, mes enfants refusent certains aliments alors qu’ils ont été allaités… J’en connais d’autres qui mangent de tout et qui ont été au biberon…

A quoi cela est dû ? Bien l’enfant peut avoir plusieurs raisons d’adopter cette « attitude néophobique » il se peut que ce soit un moyen pour lui de s’affirmer. On ne peut pas forcer un enfant à avaler la nourriture… il montre ainsi qu’il peut dire non, il a une puissance qu’il utilise et cela lui plaît. Il peut également s’agir d’un besoin de sécurité,  il préfère manger ce qu’il connait car cela le rassure ; dans ces conditions les nouveaux aliments sont perturbants pour lui. Il peut y avoir une conséquence au fait de forcer l’enfant à manger et cela le rebute  au point qu’il ne veuille plus de cet aliment. J’ai le souvenir d’un adulte qui me disait ne pas aimé un légume car on le forçait à le manger et de voir cet aliment le révulsait. J’ai rencontré un autre qui n’aimait pas un légume et qui ne l’a pas aimé jusqu’à être grand et il aime cet aliment maintenant. Il y en a d’autres qui n’aiment pas les légumes de tout temps. J’ai eu l’exemple d’une maman qui racontait que sa fille n’aimait pas les légumes et n’en mangeait pas à ce jour. Elle est adulte maintenant sa fille. On ne peut donc pas savoir ce que cela va donner.

Par contre malgré tout on ne doit pas baisser les bras, alors que faire ? Quelles solutions quand il ne veut pas manger ?

La première astuce est de l’intégrer à la cuisine que l’on fait. Comment ? En lui faisant participer à l’élaboration de ce qu’il va manger. Par exemple, on peut choisir ensemble les ingrédients, on peut faire des efforts de présentations dans l’assiette, varier les couleurs par exemple.
La diversification de notre mode de cuisson peut jouer un rôle favorable à ce qu’il mange. On peut l’inciter à goûter mais on ne doit surtout pas le forcer à manger (c’est plus facile à dire qu’à faire pour certains). L’enfant parfois touche aux aliments de façon qui nous fait souvent dire « tu as ta fourchette sert t’en ! Arrête de mettre tes mains dans ton plat, ce n’est pas comme ça qu’on mange » Toutes ces phrases il faudrait que nous arrivions à les garder. Car cela peut être aussi sa manière de s’approprier l’aliment. Ensuite rien de mieux que l’exemple. C’est évident que si nous nous notre mari, ou l’autre adulte qui dit « qu’est ce que tu nous as fait des carottes ! C’est pour les lapins ça !»Ne sont pas des attitudes qui disent « hum, c’est bon les carottes. » Si l’adulte ne l’aime pas comment vouloir que l’enfant le mange ; ce n’est pas juste ». Le but est donc d’avoir les parents, assistantes maternelles, familles, adultes qui se régalent en mangeant ces aliments pour que cela serve d’exemple aux plus petits. J’ai eu l’exemple d’un père qui n’aimait pas les légumes et la mère si. Ils ont deux enfants un garçon et une fille. Alors la fille mange de tout comme maman et le garçon n’aime pas les légumes comme papa….

Voilà pour ce que j’ai trouvé concernant les enfants ayant du mal avec certains aliments qui sont malheureusement très souvent les légumes.

Cette étape difficile de l’apprentissage de l’alimentation. Cette période de 2 à 7 ans en moyenne est une période où l’enfant peut être en opposition avec l’adulte et donc refuse de manger, l’enfant peut trouver rassurant de tout le temps manger la même chose. Notre devoir est donc de l’inciter à avoir confiance dans les légumes, les nouveaux aliments qu’il mange. Exemple, il n’aime pas les carottes, je lui demande, « ta carotte tu l’aimes grosse ou petite » ? Lui permettre de participer aux préparatifs des repas peut aider, on peut donner libre cours à notre imagination dans l’assiette (varier les couleurs, les dessins … à vous de voir), l’inciter à goûter… même s’il ne mange pas tout. Et puis certains parents font un aliment qu’il nouveau avec des aliments qu’il aime bien. En général cela rassure l’adulte qui sait au moins qu’il a quelque chose dans le ventre. Enfin montrer l’exemple est primordial. L’enfant à cet âge est encore en période d’imitation de l’adulte.

Avec tout ça je vous dis : bon appétit !

Pour plus de renseignements sur la néophobie alimentaire cliquez ici
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T

AU FAIT JE TE REMERCIE POUR DEUX. Car je vais faire un mail au Papa de mon tout-petit pour lui expliquer cette hypothèse, nous n'avons en effet pas la même façon de gérer le problème mais tous les
deux nous cherchons à aider notre doudou, et là tu viens peut-être de nous donner un fier coup de pouce.


Répondre
M

Tant mieux si j'aide à améliorer le quotidien de mon prochain. Etre parent ce n'est pas évident et cela ne s'apprend dans aucun bouquin. C'est au pied du mur qu'on voit l'ouvrier. Eduquer un enfant
c'est l'accompagner à la maturité. On ne peut pas en faire un robot, qui obéit sans comprendre à tout et qui fait tout ce qu'on veut. Ce n'est pas l'idéal. A chaque enfant c'est un nouveauu défi
car nous devons nous adapter à eux et eux doivent s'adapter à nous. Dans cet échange vous êtes tous deux parents et enfants à vous chercher pour vous comprendre. Mais nous les adultes savons qu'il
faut de la patience, de la bienveillance, du discernement pour aider nos enfants à s'épanouir sans frustrer leur personnalité tout en modelant leur caractère.
Bon courage, la tâche n'est pas aisée, c'est le défi de toute une vie mais pour moi, aider un enfant à grandir c'est grandir soi même.


T

MERCI; j'apprécie énormément le mal que tu t'es donné pour faire cet article, qui touche mon
petit bonhomme et toute la famille avec lui. Je crois, après t'avoir lue, que la recherche de sécurité en mangeant toujours la même chose, semblerait être une bonne explication dans son cas. Même
si autour de nous beaucoup y voient la possibilité de s'affirmer. Je fais un parallèle avec les événements de la famille et ça me paraît très plausible qu'il ait besoin de ctte routine, j'espère
alors qu'avec le temps la confiance viendra, et qu'il acceptera mieux la diversité. Si encore comme son frère il ne repoussaient que les légumes, je me dirais que c'est classique, mais il refuse
pas mal de choses (viande, poisson, oeufs, il n'accepte que le steak haché, ou si je mixe une viande bien marron avant de lui donner le "steak haché façon maman" et de lui dire après ce que c'était
comme viande). Pour la solution je ne sais toujours pas, car le faire participer j'ai essayé, faire des dessins dans l'assiette ben à tous les repas c'est pas évident?!... à suivre... Bref, encore
un gros merci pour cet article aussi bien fait
que le reste de ton blog. 


Répondre
M

Je suis contente de savoir que tu as lu cet article, j'espère qu'il a répondu à l'une de tes interrogations. Je pense qu'il faut discuter avec l'enfant pour savoir ce qui le gêne. Parce que bébé je
suppose qu'à la période de la diversification alimentaire il mangeait de tout. IL faut parler avec lui pour essayer de comprendre son processus intellectuel à ce niveau. Je reconnais que de faire
des dessins dans l'assiette c'est pas toujours évident. Par contre, il se peut qu'en essayant de lui donner son steak haché habituel avec une petite cuillère de poisson que tous les autres mangent
ça peut fonctionner. S'il le goûte il est encouragé par maman ou assistante maternelle. Dans le cas contraire, il n'est pas la peine de souligner qu'il n'a pas goûter. Je pense que quand l'enfant
sent que cela devient une angoisse pour les parents, cela peut l'inciter à se bloquer. Pas par besoin de s'affirmer mais parce que cela engendre une crainte.... qu'on arrive pas forcément à cet âge
à expliquer. ILs ne savent pas encore faire le distingo de cause à effet mais le ressente bien.
En tout cas bon courage... parce que la solution c'est toi qui peut la trouver car c'est ton quotidien par contre je veux bien t'encourager à continuer de persévérer en dialoguant avec l'enfant.


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